La sainteté
La solennité de tous les saints, que nous célébrons aujourd’hui, nous invite à réfléchir sur la sainteté à laquelle nous sommes tous appelés, comme vous le savez bien.
Ce don nous est offert, sans mérite aucun de notre part, dans le sacrement du baptême. À nous de l’accueillir en demandant de recevoir ce sacrement, si nous ne l’avons pas déjà reçu. Le baptême nous confère la grâce, qui nous assimile à Dieu au point de faire de nous ses enfants : « Mes bien-aimés, voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblé : il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes ! » (1 Jn 3, 1). Ce qui veut dire que tout baptisé est un saint, non seulement en puissance mais en acte ! Il est saint réellement et en vérité, aussi longtemps du moins qu’il conserve la grâce et demeure en état de grâce, comme on dit. Il est saint et son salut éternel est assuré. Il est sauvé !
Donc la première chose que nous avons à faire pour répondre à notre sublime vocation à la sainteté, et pour être sauvés, c’est de conserver en nos âmes le don de la grâce sanctifiante, c’est de demeurer en état de grâce. Et pour ce faire, nous devons éviter le péché à tout prix, surtout le péché grave, le péché mortel, qui nous prive de la grâce et donc de la sainteté et du salut éternel. Nous devons donc fuir le péché comme la peste. Si par malheur nous commettons un péché mortel, allons sans tarder nous confesser, puisque dans le sacrement de pénitence, nous pouvons, par la miséricorde infinie de Dieu, recouvrer la grâce sanctifiante et avec elle la sainteté et le salut.
La deuxième chose que nous avons à faire, c’est d’accroître en nous la grâce, c’est de développer en nous la vie divine par la pratique de toutes les vertus, et surtout de la divine charité. Nous sommes en effet appelés à être non seulement des saints, mais de très grands saints ! Voilà notre vocation ! Voilà aussi à quoi nous devons employer le temps que Dieu nous donne de vivre sur cette terre et qui sera peut-être bien plus court que nous ne le pensons. C’est un temps de grâce extraordinaire, un temps de bonté, un temps de miséricorde, destiné exclusivement à l’acquisition de la sainteté et au développement de celle-ci.
Donc ne perdons plus notre temps avec des futilités, mais employons-le selon Dieu en nous appliquant énergiquement à ces deux choses : éviter la mal et faire le bien, fuir le péché et pratiquer la vertu.
Veillons aussi avec le plus grand soin de maintenir en nous les dispositions requises pour pouvoir communier le plus souvent possible et recevoir le Corps du Christ. C’est la nourriture des saints. La nourriture réservée aux saints et destinée à les faire grandir en sainteté. Avec le Corps du Christ nous recevons la plénitude de la grâce, la plénitude de la vie divine. Avec le Corps du Christ nous recevons la force et la capacité de conformer toute notre vie à sa parole et à son exemple, comme l’ont fait tous les saints.
(Par un Carme Déchaux)
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