jeudi 27 février 2020

Père Etienne de Sainte-Marie (1902-1996), homélie de la messe du 27.2.2020

Le 27 février 2020 notre communauté a célébré une messe au sanctuaire de Notre-Dame de Bourguillon, à l'occasion du transfert de la dépouille mortelle du Père Étienne de Sainte-Marie au cimetière de Bourguilllon. Voici l'homélie prononcée par notre Révérend Frère Stéphane-Marie ocd, qui l'a bien connu :

P. Etienne ocd Bourguillon"Laurent Sartoretti est né à Sion le 16 décembre 1902 d’une famille originaire d’Ameno Novare dans le Piémont, installée en Suisse dans la première la moitié du 19e siècle. Son père, Laurent-Jules Sartoretti (1865-1931), avait épousé le 16 juillet 1887 Maria Crescenzia Gatterer (1864-1947). Parmi les 12 enfants de cette famille profondément chrétienne, trois embrasseront la vie religieuse, le Père Étienne de Sainte-Marie, Sœur Marie-Etienne et Sœur Monique.

Après ses études, le jeune Laurent Sartoretti gagne Paris où il travaille comme typographe dans une imprimerie de la capitale. Amoureux des livres et de la lecture, il déambule un dimanche après-midi sur les quais de Seine et, au hasard d’un bouquiniste, tombe sur une édition du Cantique spirituel de N. P. saint Jean de la Croix. Le choc est immédiat et une grande amitié avec le carme espagnol naîtra de cette rencontre inattendue. Laurent avait trouvé un maître qui ne le quittera jamais, et l’aidera à trouver sa physionomie spirituelle et son amour pour Dieu. L’appel à entrer au Carmel se fait presque aussitôt entendre. Laurent a un peu plus de 20 ans.

mardi 4 février 2020

Bx Marie-Eugène de l'Enfant Jésus, mémoire le 4 février

Bx Marie-Eugène de l'Enfant Jésus
Né à Aubin dans l’Aveyron le 2 décembre 1894, Henri Grialou entre au Carmel après son ordination sacerdotale le 4 février 1922 et reçoit le nom de Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. Il y exerce différentes charges : Définiteur Général, Vicaire Général de l’Ordre et Provincial d’Avignon-Aquitaine. Son service auprès des carmélites l’amène à devenir Visiteur Apostolique auprès des monastères de France. Il fonda l’Institut séculier carmélitain Notre Dame de Vie, Son maître-ouvrage « Je veux voir Dieu » anticipe l’appel universel à la sainteté déployé par le concile Vatican II et développe la vie de foi dans l’union entre action et contemplation, Il entre dans la vie éternelle le 27 mars 1967.

Oraison de la messe

Office des lectures (Deuxième lecture)

mercredi 22 janvier 2020

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens

Mercredi 22 janvier, Vêpres à 18h15 et temps de rencontre, avec des frères et sœurs de différentes confessions chrétiennes.

L’unité est l'un des désirs le plus qui jaillit du Cœur de Jésus, quand il s’adresse au Père au Cénacle, avant sa Passion : "que tous soient un, afin que le monde croie que tu m’as envoyé" (Jn 17). Dans cette prière sacerdotale Notre Seigneur demande que ses disciples soient "un", à l’image de l’unité entre le Père et le Fils.

Et Jésus précise comme but de cette unité : afin que le monde croie. C’est dire que la pleine unité est liée à la vie et à la mission même de l’Église dans le monde. Dès lors, on comprend facilement que l’annonce évangélique proposée à un monde qui ne connaît pas le Christ sera difficilement crédible, si les chrétiens sont divisés entre eux.

Le décret de Vatican II sur l’œcuménisme dit même que la division entre les disciples de Jésus « s’oppose ouvertement à la volonté du Christ, elle est pour le monde un objet de scandale et elle fait obstacle à la plus sainte des causes : la prédication de l’Évangile à toute créature » . Néanmoins, si les divisions sont réelles, elles ne détruisent pas notre foi en l’unité de l’Église.

En effet, l’Église est une et sainte dans sa source, et pour cause puisqu’elle est née du côté transpercé de Jésus. Pour nous approcher de ce mystère, prenons l’image d’un grand fleuve, le plus grand fleuve qui soit sur la terre, qui en avançant se sépare au fil du temps et prend des directions différentes, plus ou moins parallèles. C'est un peu l'image de l’Église. Elle est une, mais suite à des séparations il y a différents courants et même carrément différentes voies. Ces obstacles qui font que le fleuve se sépare, ces divisions dans l’Église sont dues au péché de l'homme.

Pour poursuivre avec la métaphore du fleuve, il ne viendrait à l'idée de personne d'imaginer que des moyens humains pourraient, à eux seuls, ramener l'ensemble de ces rivières en un seul cours d'eau. Pour l'unité dans l’Église c'est un peu comparable. Ce n'est pas par des moyens humains qu'elle se réalisera. L'unité, à vue humaine, est aussi impossible à réaliser que ramener de nombreux bras fleuve en un seul.

L’unité est avant tout un "don" du Seigneur, don qu’il faut demander par une prière inlassable et confiante. Et non seulement durant cette semaine. C'est la responsabilité et le devoir de chacun; il en va de la crédibilité de l’annonce de l’Évangile. Nous sommes donc encouragés à persévérer dans la prière, tout au long de l’année, car nous sommes conscients que la sainte cause du rétablissement de l’unité des chrétiens dépasse nos pauvres forces humaines et que l’unité définitive est un don de Dieu.

Prions Notre Père du ciel, car c’est Lui le maître de l'impossible.
Prions l'Esprit Saint, car c’est Lui l'artisan de l'unité dans l'église.
Enfin prions Notre Seigneur et Sauveur Jésus, spécialement au cours chaque Eucharistie quand le prêtre, montrant le Corps du Christ, reprend les paroles mêmes du Précurseur : "Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde".

Oui Seigneur nous te le demandons, enlève le péché de division, prends pitié de nos séparations, viens réunir les enfants de Dieu dispersés et mets en nous la soif de l'unité.