jeudi 16 août 2018

Bienheureuse Marie-Sagrario de Saint-Louis-de-Gonzague

Bienheureuse Marie-Sagrario
Vierge et martyre, de notre Ordre, Mémoire facultative 16 août

Née à Lillo près de Tolède le 8 janvier 1881, Maria Sagrario (Elvira Moragas Cantarero) fit de brillantes études universitaires (de pharmacie) avant d'entrer en 1915 au Carmel de Madrid. Là elle incarne parfaitement l'idéal contemplatif et ecclésial de notre Ordre par son esprit de prière et son amour de l'Eucharistie. Le matin du 15 août 1936, elle subit le martyre, grâce qu'elle avait désirée avec grande foi et avec toute l'ardeur de son amour pour le Christ.

Oraisons de la Messe

mercredi 15 août 2018

L'Assomption de la Vierge Marie

Assomption Dormition Vierge Marie
«Le Puissant fit pour moi des merveilles : il élève les humbles » (Lc 1, 39-56)

 «15 août. - Aujourd'hui, jour de l'Assomption, j'ai demandé à ma Mère de me donner son cœur. Avec ce trésor, j'aurai tout puisqu'en lui se trouve Jésus et toutes les vertus. »
(Journal de sainte Teresa de los Andes)

Le cœur de la Vierge Marie est par excellence semblable au cœur de ces « pauvres de Dieu », des « anawim » que la Bible exalte, de ceux qui « craignent Dieu » plaçant en Lui toute leur confiance et toute leur espérance. Les pauvres, au sens strictement biblique, sont ceux qui placent leur confiance sans condition en Dieu. Dans leurs cœurs ils ont toutes les dispositions pour accueillir pleinement leur Seigneur et leur Dieu. Les superbes au contraire sont ceux qui placent leur confiance en eux-mêmes.

Du cœur de Marie monte vers Dieu la grande poésie du Magnificat, inspirée par l’Esprit-Saint. Selon ce cantique les pauvres ont mille raisons de se réjouir, car « Car le Seigneur aime son peuple, il donne aux humbles (anawim) l'éclat de la victoire » (Ps 149,4). Le Publicain qui bat avec humilité sa poitrine exprime bien l'attitude des pauvres de l'Ancien Testament, tandis que le pharisien, en exaltant ses mérites, se complaît dans son orgueil (Lc 18,9-14).

Si la joie et la gratitude sont les composantes fondamentales du Magnificat, les premiers mots de cette céleste poésie proclament la grandeur du Seigneur « Mon âme magnifie le Seigneur ». Marie désire que Dieu soit grand dans le monde, soit grand dans sa vie et soit présent parmi nous. Elle sait que si Dieu est grand, nous aussi nous sommes grands et que notre vie devient grande dans la splendeur de Dieu. Mais là où Dieu disparaît, l’homme ne devient pas plus grand ; il perd au contraire sa dignité divine, la splendeur de Dieu sur son visage.

En définitive, dans ce qui est le plus bel hymne à la joie du salut, la Vierge Marie célèbre tout ce que Dieu a fait en elle et tout ce qu’Il opère ou veut opérer en chaque créature. Le Magnificat, en reconnaissant la grandeur de Dieu, élargit et élève la vie de celui qui le chante.

Illustration : Dormition et Assomption de Marie, de Fra Angelico

jeudi 9 août 2018

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, fêtée le 9 août

Edith Stein, Carmélite
Martyre, de notre Ordre, co-patronne de l'Europe
Édith Stein est née en 1891 à Breslau (Wroclaw) dans une famille juive. Au cours de son adolescence, elle perd ses appuis religieux et côtoie un moment l'athéisme. De brillantes études universitaires font d'elle une philosophe remarquée de ses professeurs et de ses collègues. La lecture de la vie de sainte Thérèse par elle-même apporte la «vérité» à son cœur et à son esprit. À partir de son baptême en 1922, sa vie spirituelle s'approfondit et féconde ses activités d'enseignante et d'éducatrice. À 42 ans, elle entre au Carmel de Cologne sous le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix. Le 2 août 1942, elle est arrêtée alors qu'elle était en oraison à la chapelle. Prenant sa soeur Rosa par la main, elle lui dit: «Viens, nous partons pour notre peuple». Le 9 août, à Auschwitz-Birkenau (Oswiecim), Thérèse-Bénédicte achève d'entrer dans l'épaisseur de la «Science de la Croix».

En savoir plus : > Courte biographie

LITURGIE DE LA MESSE

mardi 7 août 2018

Saint Albert de Trapani, mémoire obligatoire 7 août

St Albert de Trapani, ocarm
Prêtre de notre Ordre
Né à Trapani au XIIIème siècle, entré au Carmel très jeune, Albert passa toute sa vie en Sicile, où il mourut probablement en 1307, au couvent de Messine. Amour de la pureté et fidélité à l'oraison sont les traits principaux de sa physionomie spirituelle. Prédicateur fougueux, il devint Provincial de Sicile en 1296. On sait de lui qu'il faisait des miracles de son vivant; c'est pourquoi, dès sa mort, son culte se répandit très vite et devint très populaire, la légende complétant l'histoire.

Oraisons de la messe