dimanche 18 octobre 2020

Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.

A César A Dieu
Homélie 29e Dimanche TO A (Mt 22,15-21)

Les pharisiens qui ont posé à Jésus cette question sur les impôts étaient intéressés par une chose: mettre Jésus en difficulté avec les autorités. Jésus a bien repéré leur stratagème, mais au lieu de les ignorer ou de les humilier, il leur a donné une leçon.Et cette leçon est aussi valable aujourd'hui qu'elle l'était il y a vingt siècles: « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » 
Chaque chrétien dispose d’une double citoyenneté : 

  • notre naissance a fait de nous des citoyens d'une nation terrestre ;
  • mais notre baptême a fait de nous des citoyens d'un royaume céleste. 
Un jour, notre citoyenneté terrestre prendra fin, tandis que notre citoyenneté céleste durera pour toujours.

mercredi 14 octobre 2020

Sainte Thérèse de Jésus, la bien-nommée

Avila
Avila, 1534. Une jeune fille de 19 ans frappe à la porte du monastère des carmélites. Qu'elle a donc belle allure! "La taille prise dans une basquine de velours, elle balance une vaste jupe de taffetas orangé cernée de biais de velours noir." Tout lui réussit dans le monde où elle semble promise à un brillant avenir. Pourquoi va-t-elle entrer dans ce monastère une année plus tard?

lundi 5 octobre 2020

Appelés à la confiance en la Miséricorde Divine

Icône Miséricorde Avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et sainte Faustine


Voici un extrait de la conférence de Mgr Albert-Marie de Monléon, donnée à Lisieux en février 2010, lors du 2ème Congrès national de la Miséricorde, qui évoque l’appel à vivre la confiance en la Miséricorde, à l’école de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de Sainte Faustine.

"Le Seigneur a suscité sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et sainte Faustine pour faire découvrir, à l’Église et au monde des XXe et XXIe siècles, l’abîme de son Amour et de sa Miséricorde envers les hommes.

S’il y a des différences distinctives entre elles,Thérèse et Faustine se ressemblent sur bien des points. Elles sont de jeunes religieuses, habitées par la simplicité, l’humilité, la droiture, la franchise, un esprit vif et observateur, une joie de vivre. Elles ont connu, l’une et l’autre, des moments 'des plus épaisses ténèbres'. L’une et l’autre sont mortes de la tuberculose dans de grandes souffrances.

jeudi 1 octobre 2020

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

Thérèse Lisieux
Quelques-unes parmi les paroles les plus connues de sainte Thérèse :

« Vous le savez, ma Mère, j'ai toujours désiré d'être une sainte, mais hélas ! j'ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu'il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé aux pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c'est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections, mais je veux chercher le moyen d'aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. » (Ms C, 2r)

« Oh ! que je voudrais pouvoir vous faire comprendre ce que je sens ! ... C'est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l'Amour(…) Puisque nous voyons la voie, courons ensemble. Oui, je le sens, Jésus veut nous faire les mêmes grâces, il veut nous donner gratuitement son Ciel.

Ce qui lui [à Dieu] plaît c'est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c'est l'espérance aveugle que j'ai en sa miséricorde... Voilà mon seul trésor. Marraine chérie [sa sœur Marie], pourquoi ce trésor ne serait-il pas le vôtre ?...  (LT 197)

« Ah ! mon cher petit frère, depuis qu’il m’a été donné de comprendre aussi l’amour du Cœur de Jésus, je vous avoue qu’il a chassé de mon cœur toute crainte. Le souvenir de mes fautes m’humilie, me porte à ne jamais m’appuyer sur ma force qui n’est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d’amour. » (LT 247)

« Oui, je le sens, quand même j’aurai sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irai le cœur brisé de repentir me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien il chérit l’enfant prodigue qui revient à lui. Ce n’est pas parce que le Bon Dieu, dans sa prévenante miséricorde a préservé mon âme du péché mortel que je m’élève à lui par la confiance et l’amour. » (Ms C, 36 v° - 37 r°)

« Aimer c’est tout donner et se donner soi-même » (PN 17).

« Vous me faites penser au tout petit enfant qui commence à se tenir debout, mais ne sait pas encore marcher. Voulant absolument atteindre le haut d'un escalier pour retrouver sa maman, il lève son petit pied afin de monter la 1re marche. Peine inutile! il retombe toujours sans pouvoir avancer. Eh bien, consentez à être ce petit enfant; par la pratique de toutes les vertus, levez toujours votre petit pied pour gravir l'escalier de la sainteté. Vous n'arriverez même pas à monter la première marche, mais le bon Dieu ne demande de vous que la bonne volonté. Du haut de cet escalier, il vous regarde avec amour. Bientôt, vaincu par vos efforts inutiles, il descendra lui-même, et, vous prenant dans ses bras, vous emportera pour toujours dans son Royaume où vous ne le quitterez plus. Mais si vous cessez de lever votre petit pied, il vous laissera longtemps sur la terre.» (Carnet rouge)