samedi 24 août 2019

Le Père Herman Cohen (1820-1871)

Hermann Cohen
La biographie très documentée du Père Hermann Cohen, rédigée par notre frère Stéphane-Marie Morgain paraîtra le 12 septembre prochain aux Éditions Parole et Silence, dans la Collection Théologie/Universitaire.

Résumé :

Né à Hambourg en 1820, d'une famille de commerçant juifs, pianiste dès l'âge de 4 ans, arrivé à Paris en 1834 pour se mettre à l'école de Franz Liszt, dont il sera l'élève préféré, Hermann Cohen va traverser le XIXe siècle. À Paris, il partage la vie de Liszt, ses fréquentations, ses voyages et ses aventures sentimentales. Habitué des salons du Faubourg Saint-Germain, Hermann croise toute la société artistique, littéraire et politique du temps. Liszt sera son inspirateur dans le domaine musical, George Sand sera son guide dans celui de la littérature et de la politique. Cette vie désinvolte s'arrête brutalement en 1847, lorsqu'Hermann se convertit au catholicisme, au hasard d'un salut du Saint-Sacrement dans la chapelle Sainte-Valère. Il passe d'un monde à un autre. S'il exerce, jusqu'à la fin de sa vie, son talent pour la composition musicale, celle-ci s'éloigne progressivement de l'écriture mondaine, pour parvenir à l'expression romantique des sentiments religieux. Entré en relation avec le milieu ecclésiastique parisien qui travaille à l'instauration des œuvres d'Adoration du Saint-Sacrement, il inaugure, en 1848, avec François de La Bouillerie, la première nuit d'Adoration nocturne. Le développement de cette œuvre restera la grande préoccupation d'Hermann et monopolisera toutes ses énergies.

> Lien sur une présentation plus développée du Père Hermann Cohen

À propos de l'auteur

Professeur à l'Institut catholique de Toulouse (émérite), docteur en théologie, docteur en histoire. Membre de l'Unité de Recherche CERES (Toulouse). Stéphane-Marie Morgain a enseigné l'histoire du christianisme à Rome, à l'Institut catholique de Paris et à l'Institut catholique de Toulouse. Il est également historien de l'ordre du Carmel.

jeudi 22 août 2019

Marie, Reine au cœur maternel

Marie Reine, Carmes Fribourg
La fête de Marie Reine a été instituée dans le sillage de solennité de l’Assomption pour souligner le lien étroit entre la royauté de Marie et sa glorification corps et âme à côté de son Fils.
La Très Sainte Vierge Marie est notre Reine parce qu’elle est la Mère de Celui en qui nous sommes enfants de Dieu. La première oraison de la Messe le dit clairement :

« Dieu qui as voulu que la Mère de ton Fils soit notre Mère et notre Reine fais que, soutenus par son intercession, nous obtenions dans le ciel la gloire promise à tes enfants. »

"Marie est reine dans le service à Dieu, à l’humanité, elle est reine de l’amour qui vit le don de soi à Dieu pour entrer dans le dessein du salut de l’homme. A l’ange elle répond: Me voici, je suis la servante du Seigneur, et dans le Magnificat, elle chante: Dieu a vu l’humilité de sa servante. Elle nous aide. Elle est reine précisément en nous aimant, en nous aidant dans chacun de nos besoins; elle est notre sœur, humble servante. [...]

Le titre de Reine est donc un titre de confiance, de joie, d’amour. Et nous savons que celle qui a en partie en mains les destinées du monde est bonne, nous aime et nous aide dans nos difficultés. 

Chers amis, la dévotion à la Vierge est un élément important de la vie spirituelle. Dans notre prière, nous ne manquons pas de nous adresser à Elle avec confiance. Marie ne manquera pas d’intercéder pour nous auprès de son Fils. En tournant notre regard vers Elle, imitons sa foi, sa pleine disponibilité au projet d’amour de Dieu, son accueil généreux de Jésus. Apprenons à vivre de Marie. Marie est la Reine du ciel proche de Dieu, mais elle est également la mère proche de chacun de nous, qui nous aime et écoute notre voix." (Benoît XVI, Audience générale du 22.8.2012)

"La Mère du Christ est en effet glorifiée comme «Reine de l'univers» . Celle qui s'est déclarée «servante du Seigneur» à l'Annonciation est restée, durant toute sa vie terrestre, fidèle à ce que ce nom exprime, se confirmant ainsi véritable «disciple» du Christ, qui avait fortement souligné le caractère de service de sa mission: le Fils de l'homme «n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude» (Mt 20,28) . C'est pourquoi Marie est devenue la première de ceux qui, «servant le Christ également dans les autres, conduisent leurs frères, dans l'humilité et la patience, jusqu'au Roi dont on peut dire que le servir, c'est régner», et elle a pleinement atteint cet «état de liberté royale» qui est propre aux disciples du Christ: servir, ce qui veut dire régner!" (Jean Paul II, Encyclique Redemptoris Mater no 41 du 25.3.1987)

vendredi 16 août 2019

Bienheureuse Marie-Sagrario de Saint-Louis-de-Gonzague

Bienheureuse Marie-Sagrario
Vierge et martyre, de notre Ordre, Mémoire facultative 16 août

Née à Lillo près de Tolède le 8 janvier 1881, Maria Sagrario (Elvira Moragas Cantarero) fit de brillantes études universitaires (de pharmacie) avant d'entrer en 1915 au Carmel de Madrid. Là elle incarne parfaitement l'idéal contemplatif et ecclésial de notre Ordre par son esprit de prière et son amour de l'Eucharistie. Le matin du 15 août 1936, elle subit le martyre, grâce qu'elle avait désirée avec grande foi et avec toute l'ardeur de son amour pour le Christ.

Oraisons de la Messe