dimanche 1 août 2021

Avis

 La messe du mardi 3 août est supprimée.

lundi 28 juin 2021

Homélie du dimanche 27 juin 2021 – 13e TO

Sg 1,13-15 ; 2,23-24 - 2 Co 7.9.13-15 - Mc 5,21-43

Frères et sœurs, la lecture du livre de la Sagesse a sans doute pu vous surprendre ce matin lorsque l’auteur inspiré de ce livre nous dit que « La puissance de la Mort ne règne pas sur la terre, car la justice est immortelle. » Notre expérience douloureuse ne nous crie-t-elle pas le contraire ?

« L’auteur du livre de la Sagesse se heurte au problème du juste qui meurt sans recevoir de récompense. Il explique que, persécutés sur terre, les âmes vertueuses jouissent d’une tranquillité parfaite auprès de Dieu et seront ré­compensées au jour du Jugement. [...] Il veut faire comprendre à ses lecteurs que la vie des justes ne s’arrête pas avec la mort physique, mais qu’elle se prolonge éternel­lement et glorieusement auprès de Dieu. À l’inverse, les impies, par leur conduite, renoncent dès à présent à l’immortalité ; ils sont en quelque sorte déjà morts. Pour l'auteur, l’immortalité n ’est pas une notion abstraite qui s’applique indifféremment à tous : elle s’attache à l’âme des justes. » (Bible TOB – Introduction au livre de la Sagesse)

De la même manière, la vie est bien plus qu’une réalité physique. Notre première lecture est donc à comprendre comme une louange au Dieu de la vie, au Créateur qui a déposé en l’homme la capacité de devenir bon, c’est-à-dire de vivre en plénitude comme Dieu. Le mal que nous constatons est une blessure grave faite au dessein d’amour de Dieu, mais une blessure limitée et passagère qui ne saurait mettre en échec la puissance divine. La puissance de la Mort est circonscrite ; elle n’est pas du même niveau que Dieu, et le mal n’aura jamais le dernier mot…

13e TO B
Frères et Sœurs, les convictions de foi du Livre de la Sagesse vont nous permettre de mieux saisir le sens du double miracle accompli par Jésus dans l’évangile : la guérison de l’hémorroïsse et la résurrection de la fille de Jaïre (Mc 5). Jésus est la Sagesse qui vient en ce monde ; il est aussi le Fils de Dieu qui vient partager la condition de l’humanité et la trouve blessée, en proie à des maladies, des possessions diaboliques et des souffrances : la « puissance de la Mort » ne règne-t-elle pas sur la terre ?

Le récit de Marc associe étroitement les deux femmes : l’une est âgée et souffre seule, l’autre est toute jeune, sous la tutelle de ses parents qui souffrent tout autant qu’elle. Elles sont toutes deux frappées par la maladie, et ce que nous savons d’elles éloigne automati­quement tout soupçon de châtiment pour le mal accompli, cette idée très présente au temps du Christ et qu’Il réfute. Rappelons-nous l’épisode de l’aveugle-né :

lundi 21 juin 2021

Homélie du dimanche 20 juin 2021 – 12e TO

 Jb 38,1.8-11 ; Ps 106 ; 2 Co 5,14-17 ; Mc 4,35-41

Homélie 12e TO
Toute la journée, Jésus avait parlé à la foule en para­boles. En ce jour-là, le soir venu, il dit à ses disciples : «Passons sur l’autre rive.» Quittant les foules, ils emmènent Jésus dans la barque, comme il était ; et d’autres barques le suivaient.

Au niveau du réalisme historique, imaginons, frères et sœurs, un beau soir d’été où Jésus emprunte la barque de Simon Pierre et s’éloigne lentement de la plage de Capharnaüm. Après la chaleur torride du jour, c’est la fraîcheur du soir qui s’installe. Après la cohue harassante des foules, c’est le moment de l’intimité seul avec son petit groupe d’amis, en mer. C’est Jésus qui a pris l’initiative de ces instants de calme : « Passons sur l’au­tre rive » Le vent est bon. La voile tendue vibre douce­ment. On n’entend que le faible gargouillis de l’eau qui fend la proue, et quelques cris de mouettes. Jésus, très fatigué par sa journée de paraboles, s’endort « comme ça», la tête sur un coussin. Près de lui, Pierre tient la barre du gouvernail.