dimanche 21 juillet 2019

Sainte Marie-Madeleine

Marie-Madeleine Fra AngelicoVoici quelques textes carmélitains pour approfondir notre dévotion envers cette grande sainte fêtée le 22 juillet :

C'est demain Sainte-Madeleine, cette amante passionnée du Christ pour laquelle j'ai une dévotion toute particulière. Aimons comme elle, que ce soit notre modèle, restons près de Lui, silencieuses, recueillies, oubliant tout comme elle et ne voyant que notre unique Tout, Celui auquel nous avons tout donné. J'aime tant ces lignes que le Père Lacordaire adresse à Marie-Madeleine: «Que cherchez-vous? Il n'y a plus rien à chercher, Marie, vous avez trouvé Celui que vous ne perdrez plus. Vous ne le demanderez plus à personne sur la terre, à personne dans le Ciel, à Lui moins qu'à tout autre; car Lui c'est votre âme, et votre âme c'est Lui. Séparés un moment vous vous êtes rejoints dans le lieu où il n'y a plus d'espace, plus de barrière, plus d'ombre, plus rien de ce qui empêche l'union et l'unité. Vous êtes un comme Il le souhaitait, un comme vous l'espériez, un comme l'est Dieu dans son Fils, au fond de cette essence que vous habitez par la grâce et que vous habiterez un jour par la gloire »... Ne trouvez-vous pas que ces lignes sont un peu pour nous, ma petite sœur? Oh! arrivons à cette «Unité» consommée en Lui! A Dieu, soyons bien à Lui.
(Ste Élisabeth de la Trinité, Lettre 75)

vendredi 19 juillet 2019

Saint Élie, fêté le 20 juillet

Saint Elie, Mt Carmel
Celui qui est un peu plus familier de l'histoire de l’Église et de notre ordre sait que nous honorons le prophète Élie comme notre guide et notre père. Mais on croit que c'est une «légende» sans grande signification. Nous qui vivons au Carmel et invoquons notre saint père Élie dans nos prières quotidiennes, nous savons qu'il n'est pas pour nous une vague figure d'un passé lointain. Son esprit demeure agissant parmi nous à travers une tradition vivante et il marque notre vie de son empreinte. Notre sainte mère a refusé catégoriquement d'être considérée comme la fondatrice d'un ordre nouveau. Elle ne voulait rien d'autre que faire renaître l'esprit originel de la règle primitive.

Dans la première parole que la sainte Écriture nous rapporte au sujet de notre père saint Élie, l'essentiel est exprimé en toute concision. Il déclare à l'idolâtre roi Achab: «Aussi vrai qu'il est vivant, le Seigneur, le Dieu d'Israël, devant la Face de qui je me tiens, il ne tombera ces années-ci ni rosée ni pluie, si ce n'est à ma parole.» (1 R 17,2)

Se tenir devant la Face du Dieu vivant, telle est notre vocation. La vie du saint prophète nous en fournit le modèle. Il se tenait devant la Face de Dieu, car c'était le trésor infini pour lequel il abandonna tous les biens terrestres. Il n'avait pas de maison; il habitait là où le Seigneur lui assignait sa place: dans la solitude près du torrent de Kérith, dans la maisonnette de la pauvre veuve à Sarepta de Sidon ou dans les grottes du Carmel. Son vêtement - comme celui de l'autre grand prophète et pénitent, le Baptiste - était une peau de bête : la peau d'un animal mort rappelle que le corps de l'homme aussi est voué à la mort. Élie ne se soucie pas du pain quotidien. Il vit dans la confiance en la providence du Père des cieux et il est miraculeusement nourri: un corbeau lui apporte au désert le repas de chaque jour; à Sarepta, il se nourrit des provisions de la pieuse veuve miraculeusement multipliées; un ange le réconforte avec le pain du ciel, avant la longue marche jusqu'à la sainte montagne où le Seigneur devait lui apparaître. Il est ainsi pour nous un modèle de la pauvreté évangélique, dont nous avons fait vœu, une authentique figure du Sauveur.

jeudi 18 juillet 2019

Dimanche 21 Juillet - Messe à ND des Clés

Messe du 21 juillet 2019 à 10h30, présidée par un frère Carme :

à la Chapelle-Notre-Dame-des-Clés , Moléson, Gruyère, Suisse


 ND des Clés Gruyère

mercredi 17 juillet 2019

Bse Thérèse de S. Augustin et ses compagnes

Carmélites Compiègne
Martyres de notre Ordre, fêtées le 17 juillet

Les 16 Carmélites du monastère de l'Incarnation de la ville de Compiègne, sous les terribles événements de la Révolution française, furent expulsées de leur monastère, puis  arrêtées et emprisonnées le 24 juin 1794. Durant leur détention, elles ne cessèrent de communiquer leur joie et leur acceptation de la volonté divine aux autres prisonniers, les encourageant à puiser leur force dans l'amour de Dieu. Condamnées à mort pour leur fidélité inébranlable à l'Église et à leur consécration religieuse, pour leur dévotion aux Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, elles montèrent courageusement à l'échafaud après avoir renouvelé leur profession religieuse, en chantant des hymnes liturgiques. C'est ainsi quelles moururent guillotinées à Paris, le 17 juillet 1794.

La liturgie pascale: 17 juillet 1794

Vers six heures, les carmélites, vêtues de blancs (leurs manteaux de choeur ou un autre vêtement?) quittent la cour du mai pour se rendre vers la Barrière de Vincennes, lieu de leur supplice. Montées dans ces charrettes sordides qui conduisent les condamnés à mort, les moniales chantent le Miserere (psaume 50), le Salve Regina. C'est l'heure des Complies, et le Te Deum. Un prêtre, Monsieur Douai, les bénit au passage.