samedi 25 août 2018

Sainte Marie de Jésus Crucifié

Carmes Fribourg Marie Jésus Crucifié
Sainte Marie de Jésus Crucifié (Mariam Baouardy) est une Carmélite, qui participa à la fondation des Carmels de Mangalore en Inde, puis de Bethléem et de Nazareth. Surnommée la "petite Arabe", elle est née le 5 janvier 1846 à Abellin (petit village situé entre Nazareth et le Mont Carmel) et est entrée au Carmel de Pau. Décédée le 26 août 1878 à Bethléem, elle a été canonisée le 17 mai 2015 par le Pape François.

Le jour de sa fête liturgique est le 26 août. Dans Notre Ordre, le 26 août étant réservé à la fête de la Transverbération de sainte Thérèse, la mémoire de Marie de Jésus Crucifiée est célébrée le 25 août, sauf en France où elle est célébrée le 30 août (car le 25 est la fête de Saint Louis).

« La vie de Mariam est toute pétrie de cette grâce que procure la Terre Sainte. La terre et ses collines étaient en elle. Dans ses illuminations et ses inspirations nous sentons la symbiose. Elle nous fait découvrir toute la profondeur du message spirituel des lieux saints. Ceux-ci font habiter en nous une autre vie, avec d’autres dimensions qui doivent s’incarner à l’extérieur par des gestes concrets de communication et de partage. Toucher ses lieux, en sentir le parfum, faire un seul corps avec eux, en être tellement familier… au point de devenir nous-mêmes, une autre terre Sainte où Jésus peut naître, croître et agir. » (Mgr Fouad Twal, Patriarche de Jérusalem, le 3 mai 2012).

Mariam a aussi été très sensible au Mystère de la Résurrection : « Quelle joie de voir une multitude de frères qui vont ressusciter, je lèverai le pied de ce sépulcre, je ressusciterai. Jésus n’est pas caché, il est avec nous jusqu’à la consommation des siècles. »

Marie Jésus Crucifié Carmes Fribourg« En commençant l’oraison, pensez à Jésus ; demandez à Jésus de vous éclairer, unissez-vous à lui, unissez-vous à son Esprit quand il était sur la terre. Jésus n’est resté que trois ans sur la terre pour vous apprendre à attendre l’éternité ». Enracinée dans le mystère de la Résurrection, Mariam est tout naturellement proche de l’Esprit Saint : « On voit Jésus par les lunettes du Saint Esprit. » « L’homme qui n’invoque pas le Saint Esprit marche dans l’obscurité et ne voit pas le chemin ». Jésus lui-même est le chemin : il nous enseigne à vivre, unissez votre fatigue à la fatigue de Jésus, votre faim à la faim de Jésus, votre peine à la peine de Jésus. Si on vit avec Jésus, il s’imprime de plus en plus en nous.

Pendant sa retraite de profession (alors que sa Maîtresse lui avait demandé de lui rendre compte de ses oraisons et de ses grâces), une voix lui enseignait une prière qui s’est gravée dans son cœur :
Esprit Saint inspirez-moi,
Amour de Dieu consumez moi !
Au vrai chemin conduisez-moi ;
Marie, ma Mère, regardez-moi ;
Avec Jésus, bénissez-moi ;
De tout mal, de toute illusion,
De tout danger préservez-moi.
Elle comprit que cette prière, qui par la suite fera le tour du monde, n’était pas pour elle mais pour d’autres...